POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

le carillon


Que n'est en septembre forme le carillon.

 

 

 

Que n'est en septembre.jpg
 

 

 

Que n’est en septembre… !

 

À l’automne sans nul bruit

S’écoule à la rivière en plein septembre,

La feuille élégante et luit

D’une nouvelle éclaircie en cet ambre

 

Du chêne, une majesté toute nue,

Septembre où l’été s’enfuit,

Que ne pleure et ne détruit,

La saison, autre oraison advenue,

 

Fée émergeant en ce bois,

Elle est fille en sa couleur retenue.

Rosée au chant d’un hautbois

Dans son ombre éparse elle s’atténue,

 

L’ivresse où goutte une perle,

Septembre nait d’une terre à l’odeur,

Et d’une vie alanguie au seul cœur.

 

Ô ! Fée éclaire et déferle,

La magie égarée en ces vains lieux,

Que dépeint l’ocre aux contours précieux

 

Fait fi que septembre emperle

D’une saison comme un sort éternel,

N’oubliant pas que l’automne est charnel.

 

Maria-Dolores

 

 


10/03/2013
0 Poster un commentaire

Est-ce toujours ?...Forme le carillon...

toujou10.gif

 

 

Est-ce toujours ?

 

(Carillon forme fixe, il se compose de 3 quatrains et 3 tercets ;  soit 21 vers et en alexandrins)

 

C’est parfois un sort triste ou bien l’apologie*,

Ce désir ou ce cri sous la nuit qui se meurt

Quand d’une aurore appelle un fruit comme un malheur,

Court sans concession d’une cacologie*,

 

Si de l’ardeur transite en puissant relaxant*

Tel consume au feu vif la cire de bougie,

D'où luit une flammée au son concupiscent*.

Il se peut qu’il sursoie, étrange léthargie*,

 

Ou se livre une fuite en une raison veule* ;

Muselant le courroux de ce vers fracassant,

Mais dont chacun réclame un brin s’alanguissant.

Insinuant d’une envie sous l’oraison seule,

 

Si je vous le soumets de ce seul mot ; l’amour.

Qu’il susurre ou rugit, souvent sur ton glamour,

L’union d’un bonheur ou de pleurs, tel symbole

 

D’une dérision ou d’un mauvais humour,

Puisqu’invoque aussi sûr, une vraie parabole*

L’inconscient désir d’être aimé, d’un beau jour.

 

Pour peu que chacun laisse un courant et s’envole

Accrochant à tous cœurs la passion autour,

Submergeant sa douceur en vive flammerole*.

 

Maria-Dolores

 

 

 

Formule : 16 ; (ABBA) (CACA) (DCCD) (EEF) (GFG) (HGH)

 

 

 

*Définitions;  des mots:

*L’apologie: éloge ou justification de quelque chose ou de quelqu’un présentés dans un écrit ou un discours.

Concupiscent : qui éprouve de la concupiscence ; attrait naturel vers les biens matériels, terrestres et en particulier un penchant aux plaisirs sensuels.

*La cacologie: locution ou construction jugées défectueuses

Relaxant ; ici il faut prendre ce terme comme un excitant.

*La léthargie: état de torpeur, d’apathie et d’extrême affaiblissement.

*Veule: qui manque d’énergie, de volonté et de courage, qui est faible voir lâche.

*Parabole : récit allégorique {(allégorie ; qui relève de la métaphore image, tableau)} de comparaison.

*Flammerole : feu follet.


12/09/2016
1 Poster un commentaire

Souvenirs de ma grand-mère

 

 

 

Souvenirs de ma  grand-mère.

                             

C’est un bien doux parfum remontant  mon esprit

Qu’elle épanchait sur moi tous ces jours de paresse,

Il envahit mon cœur d’une grande sagesse,

D’un son un peu lointain, le chant d’un canari.

 

Mes sens émoustillés égrainent sa richesse

Mon regard éperdu de son visage aimé,

Pour moi c’est devenu d’une grande prouesse

Cherchant encor ses yeux dans mon œil animé.

 

Elle avait le teint rose un sourire pâmé,

Reflétant sa bohême en couleur bois ébène,

Éveillant sa douceur saisissant là l’aubaine,

J’ai senti son aura dans mon for enflammé.

 

Elle avait pour moi seule une vie à transmettre ;

Sur les sorts ancestraux, ce savoir à n’omettre,

Quand je serai bien grande à mon sens peu bluffant,

 

Car je recherche encore aux travers des images,

La pensée en clameur de nos seuls  babillages,

C’est que j’ai tout perdu de ce reflet d’infant.

 

Je garderai  toujours pour ma seule mémoire,

Le visage ébloui d’une enfant sans grimoire,

Éveillée à l’amour, de parent triomphant.

 

Maria-Dolores


26/03/2013
20 Poster un commentaire

Ô ! mains d'homme...Forme le carillon...

mains11.gif

 

 

Ô ! Mains d’homme.

 

Elles sont si grandes qu’insaisissables

Tes douces mains mon aimé,

Fortes, puissantes sont indiscutables,

Sentir sur mon corps pâmé,

 

Œuvrant comme un doux plumet

Tes touchers, murmures inépuisables

Inventent des plaisirs déraisonnables

 Dans mon cœur accoutumé .

 

Tes ressorts naturels et serviables,

Car du summum il l’admet,

Je les sens bien des foyers soupçonnables,

De ce physique charmé.

 

 

 Peut-on les rêver plus qu’irréprochables,

En ces gestes qui sont inacceptables

Dans un rare cas blâmé

 

Elles devraient toujours être fiables,

Que d’une ire en poing armé,

Ce commentateur vous expose en fables.

 

Mains du labeur affirmé,

Elles sont souvent des humeurs domptables,

Témoignant de mes goûts inavouables…

 

Maria-Dolores


12/09/2016
4 Poster un commentaire

Toujours il pleut forme le carillon.

 

 

 

 

Toujours il pleut

 

Encore il pleut c’est noir, comme cela m’épuise.

Je serais bien au chaud, mais il me faut partir

Déjà j’entends le gong,  simplement  compatir ;

Égalant la fureur  qu’une pluie électrise.

 

Le soleil mon rayon, au sud est bien constant,

J’attends sa douce flamme et je le vocalise,

Me choyer de son rai c’est vraiment exaltant,

L’attente en sa chaleur s’envolant sous la bise.

 

Quand bien même à ce jour ce n’est pas le printemps,

Je l’envie amoureuse en cette heure indécise,

Faudra-t-il que j’espère  à la pluie imprécise ?

C’est en vain que Dieu Râ reviendra dans son temps.

 

Il  n’est point d’accalmie au dehors la tempête

Le vent claque et  frissonne  en ce ciel qui rouspète,

C’est l’astre qu’il nous faut pour finir ce destin !

 

Bien loin de ma pensée en ce monde éclectique

Je voyage en l’espoir d’un rêve climatique,

Un séjour  idéal  d’un océan lointain.

 

J’ai la tête à l’envers à penser que je parte

Autrement du final il fait bon que j’écarte

L’air grognon du moment préservant mon instinct.

 

Maria-Dolores


09/03/2013
6 Poster un commentaire