POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

sonnet double


Sous le chapiteau...forme le sonnet double...

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Sous le chapiteau…

 

Sous le beau chapiteau d’une  grande envergure

Le  trapéziste en haut se jette dans les airs

L’équilibriste touche une main tels éclairs

Sur la piste un grand cri pour la belle figure.

 

C’est dans le souvenir de ces heures subtiles

Que l’on regrette un peu le passé qui nous fuit

Dans l’oubli la sagesse en son cœur bien instruit

Fait mirage de ceux qui nous sont  tous utiles…

 

La soif de l’aventure est le mont qui nous tient

Le pouvoir de la vie invite et nous maintient

En ces émotions nous offrant  l’espérance.

 

Le regret à mon sens est ce ru sans désir,

Cette source insolite où l’instant vient saisir

Les murmures  de rue écoutant l’aberrance.

 

Or se voile l’intrus dans l’immense courbure

Se reflète l’envie en d’autres moments clairs

Nous faut-il espérer un peu plus que ces flairs ?

Pour entendre fleurir un espoir sans blessure…

 

Tous ces échos hurlant lui demeuraient futiles

Car sous le toit du cirque en mouvance l’induit

En cet homme adulé traîne un cœur éconduit

Lui faudra-t-il  laisser ses ardeurs  inutiles ?

 

Avançant sur un fil, il y croit puis s’abstient

D’un rictus sur sa mine il le sait ne retient,

Dans le vide, d’un bras, se débat l’évidence…

 

Au fond il voit, le sol est tout prêt de choisir

Où tomber, triompher c’est l’instant du plaisir

À chaque pas d’instinct demeure la balance…

 

Maria-Dolores


10/06/2016
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Un monde...forme le sonnet double...

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Un monde...

 

Dans le monde il existe un souhait bien trop grand

Où l'amour envoûtant, se dessine en votre âme,

Le poursuit chaque soir, l'effleure de sa flamme

Car chacun pose un pied sur un ru le pleurant.

 

La magie est pourtant dans un regard errant,

Où l'écume se perd dans le creux de sa lame

Dans ce grand océan une voix vient l'acclame,

C'est sa seule égérie en son for l'espérant.

 

Il est cher à mon cœur d'écouter le murmure

De cet ange perdu qui d'un mot nous susurre

Les dons réalisés dans un songe étonnant.

 

La soif des sentiments s’épanche en sa fêlure

Aux cœurs bien avertis d'un destin sans mesure

Où personne ne croit son instinct avenant.

 

C'est au sein d'une foi qu'un rimeur tolérant,

Trouve un vers peu savant l'idéale oriflamme.

Pour un vœux que l'on tait au regard d'une femme

Les plaisirs de la chair enveniment l'errant.

 

C'est alors pour un mont que s'incline atterrant

Le chemin que l'on suit, d'un trépas que l'on blâme,

chacun de dénoncer en terrible calame

Les soupirs que l'on vend pour Éole opérant.

 

Quand enfin se déchaîne un penchant la blessure

Dévoilant les parfums que l'on vole à l'usure,

Et dans le crépuscule on ne voit le manant,

 

D'un écran de fumée une nue en parure

Éveille un doux secret dont on sait la fissure,

Éludant à jamais un monde passionnant.

 

Maria-Dolores


23/07/2015
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Elle rêve...Forme le sonnet double

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Elle rêve

 

Elle rêve d’un monde en nulle insouciance

Où chacun offrira son grand  cœur vers l’espoir

Car elle ne sait pas qui la guide le soir,

Vers quels pas incertains se tient l’indifférence

 

Ajouter à la crainte un désir de malchance

Un baiser qui s’invite et d’un pleur s’émouvoir,

N’oublier le silence, après vient le pouvoir

Qui détruit l’avenir pour un don d’indulgence.

 

J’imagine non plus  cet esprit qui me tient

Ce maudit de  « non-dit »  à la face me vient

Tout comme un boomerang, que ne suis-je tranquille ?

 

Aujourd’hui je ne sais me reste-il un lien ?

La famille une plaie, un tourment cornélien,

Je ne veux rien savoir mais j’entends bien habile

 

La conversation quand va la confidence !

Pour ces tas de raisons, je ne vois plus qu’en noir

La lueur du matin parfois me laisse choir

Sur le lit je demeure en aucune prestance.

 

Et je plains  ma fratrie et l’horrible souffrance

À passer sans destin à côté du miroir

Sans reflet apaisant, d’un enfant recevoir

Tout l’amour engrangé régnant dans l’assistance.

 

Elle écoute d’une âme au moral qui d’un rien

Prête à bien raisonner même le plus chrétien

Qui l’entend à présent n’a plus terre d’asile

 

D’un côté puis de l’autre amener ce vaurien,

À rendre la pensée en tout chaque terrien

Mettre derrière moi ce passé trop  fébrile.

 

Maria-Dolores


10/07/2015
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Chemin d'étoiles ...forme le sonnet double...

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Chemin d’étoiles…

 

Cette nuit, ils ont pris  le chemin des étoiles,

Lentement par la main, elle a tenu leur cœur

Jusqu’au matin le ciel  a rêvé ce bonheur,

L’amour de deux enfants aux heures joviales

 

Le soir a déposé quelque peu ses doux voiles

Sur les corps enlacés tous vont de sa rancœur

La différence c’est qu’ils n’ont que leur honneur,

La couleur et leur foi ne leur sont idéales.

 

Rien n’est tout noir ou blanc à choisir de ces vœux

Musulman ou chrétien un souhait pour tous ceux

Qui voudront partager l’espoir d’une autre vie

 

Ce mélange étonnant frappe ainsi vos maisons,

À jamais vous pourrez détourner les raisons

Qui vous font tant trembler et nul ne vous envie.

 

Dépasser les rumeurs qui restent si banales

D’un regard consenti pour ce tendre rêveur

Et donner à chacun la soif  d’une faveur

Pour taire l’océan aux écumes royales.

 

Les hommes font aussi des lois collégiales

Si pour certains se perd leur illustre rigueur

Bien d’autres ont une âme en ces voix, qui d’un pleur

Ô  femmes,  pensez donc, vous sont primordiales !

 

Chantez-vous maintenant ? Je vous fais ces aveux,

En ce jour méritant en chacun  mes adieux

Je reviendrais peut-être et seule je n’oublie

 

Le chemin, qui m’appelle, a d’autant  d’oraisons

D’où me poussent ces pas  en des vertes  saisons

En mon for,  j’ai l’espoir d’une muse anoblie…

 

Maria-Dolores

 

 

 


07/07/2015
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