POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

L'iambe


Comme un jour sans pain (forme l'ïambe)


 

 

Comme un jour sans pain.

 

La journée est fichue « il pleut », point d’accalmie

La fleur fanée en mon repos

L’été se fait frisson comme une épidémie,

Ici le temps est sans propos.

Ecrirai-je l’instant ? Ne peignant qu’une voute,

Où l’astre perdu se morfond

Seul faudrait-il qu’il règne ? Un silence s’ajoute 

A l’approche d’un jour sans fond.

Ma muse ignore l’âme où l’esprit se torture,

Traçant quelques traits paresseux

Je ne vois que mes doigts pianotant l’encolure

Du clavier noir, un rien osseux,

Tout m’épuise en ces faits, je garde le sourire

Quand  j’aurai rejoint au final

Le point de non-retour vers l’avant, le moins pire

J’afficherai mon arsenal

Déploierai surement  une chaleur humaine,

Je finirai bien tard ce soir

Sous dame lune claire allant vers mon domaine,

Je m’endormirai sans boudoir.

 

Maria-Dolores


11/06/2013
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