POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

Strophe onéguine


Un regard....Forme la strophe onéguine.

 

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Un regard.

 

Elle a déposé son regard

Lit dans le miroir son visage

Détournant les yeux sans égard

Puis s’isolant du paysage

Fuyant l’astre du lendemain

Sur lequel si seule voyage

En dehors de ce corps humain

Niant le trait d’un maquillage

Elle s’émeut encore un peu

En douce clarté de la lune

Ne fléchissant sans trêve aucune

Et le sommeil ne vient d’un pieu

Où s’endormir n’est que silence

En résumant la bienséance.

 

Maria-Dolores


19/02/2015
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Mimosa...Strophe onéguine...

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Mimosa…

 

J’ai vu sur le chemin un arbre tout en fleurs.

De toute sa beauté le mimosa s’expose,

Et dans l’azur brillant le soleil lui dépose

Des rayons jaunissants sous de douces chaleurs…

Février est le mois de toutes les prémices

Arborant les bourgeons d’un début de printemps,

Et le bel arbre d’or annonce ces instants

Où vient le carnaval sur un char d’artifices.

C’est la fête en couleur attirant l’étranger.

Dégageant son parfum, des teintes qu’on stimule

Sous l’effet d’un ciel gris qui revient déranger

Ce beau corso* fleuri  que souvent l’on recule

 À cause de la pluie et chacun son pépin*,

L’estivant dépité renonce à voir la fin.

 

Maria-Dolores

 

 

Corso* : chars de fleurs que l’on sort le jour du carnaval

Pépin* : mot argot qui désigne un parapluie.


20/02/2015
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Jeunesse...Forme la strophe onéguine.

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Jeunesse

 

J’ai la musique plein les oreilles,

Dois-je l’arrêter dans ce grand fond

De solitude où  toutes pareilles

Les mœurs se livrent et se défont

À  l’âge ingrat où tout se bouscule

Et qui se sent libre et qui s’accule

À la question si j’aime bien

Ne sachant le « quoi »,  répondant rien,

Tous ces beaux discours à la jeunesse

Accordant à leurs vieux l’horizon

Et ce louveteau d’une saison

Qui seul se lamente a pour finesse

D’étourdir ce silence où lui croit

Nourrir le présent tout comme un roi.

 

Maria-Dolores


15/02/2015
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Un chemin...forme strophe onéguine

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Un chemin…

 

J’ai pour réfléchir un chemin,

À tout venant que je partage

Sans nul détour sans lendemain,

Et ma muse n’est plus si sage

Elle m’évoque un doux parfum,

Qui remonte en ma conscience

Et me laissant conter sa fin

Ne gâchant rien sur sa science.

Je me souviens de ce qui suit,

Lorsqu’elle joint juste ma plume

Et le silence d’une brume

Pour le poète rien ne fuit

Ne gardant pour toute amertume

Le chemin que son cœur résume.

 

Maria-Dolores


13/02/2015
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L'éveil d'une muse ...strophe onéguine...

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L’éveil d’une muse.

 

Elle est bien revenue et dans ce grand silence,

Tôt le soir j’ai saisi ma plume en liberté.

À ma muse trompée et dans l’inconscience,

Ce pouvoir la chagrine éloignant sa clarté.

Se taisant sur l’instant c’est en voyant la lune,

Qu’elle enfin me susurre et, faisant ma fortune,

C’est au petit matin qu’elle écrit quelques mots

Et voici que l’aurore éblouit ses échos.

Me chantant son émoi sans aucune contrainte,

C’est sur la page blanche étalant son récit

Animé par ma plume et mon cœur jusqu’ici.

Nos souhaits font merveille et de sa belle étreinte

Parlons à priori de nos peines la nuit

Et de nos grands plaisirs dont nul ne vaut l’ennui.

 

Maria-Dolores


09/02/2015
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