POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

Prose


Fin de vie...Prose

Fin de vie

 

Je pensais écrire une poésie dans les règles de l’art mais je réalise que d’écrire de la prose me permettait d’en dire d’avantage.

 

Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve et tant mieux je ne  veux pas le connaître, avoir peur ne me garantit de rien la vie est ce qu’elle est et la mort en fait partie. Pour ceux qui me connaissent et savent mon métier ils vous diront que ce métier est un sacerdoce pour moi c’est un métier où j’avance avec de l’expérience nul doute que je l’ai accumulée depuis trente-quatre ans que je travaille à peu près car j’ai pris le temps aussi d’avoir une vie un époux et des enfants …quatre beaux enfants que j’adore comme  pour tous ceux que la vie  en a fait le don…

 

Pourtant j’aimerai vous parler de la fin de vie ou le fait d’accompagner une personne vers sa fin de vie et que l’on nomme soins palliatifs mais derrière ce nom c’est un être vivant avec son histoire pour peu qu’il en est une à raconter et puis il arrive que la mort vous fauche aussi sans rien dire parfois de très jeunes enfants malades ou des jeunes gens en pleine santé dans un accident et là on ne peut rien faire que de constater qu’ils avaient le temps de vivre, je dirai que tous et chacun avons un destin que nul ne le sait à l’avance et le savoir ne met pas un terme à la vie on doit la poursuivre pour ceux qui sont près de nous mais, il arrive que parfois  l’on se sente seul au monde et que la douleur que l’on ressent ne vous quittera jamais.

 

Tout le monde pense à ce que sera peut-être sa fin mais nul ne veut voir aussi loin elle viendra toujours assez tôt cette faucheuse…

 

Dans ma tête je tourne et retourne inlassablement les faits de l’accident de voiture de ces jeunes gens et je suis impuissante tout autant lorsque j’accompagne en soins palliatifs  alors il est bon de leur tenir la main car en définitive la plupart de ces patients ne sont pas tout seul quelqu’un sera toujours rentré dans la chambre juste pour voir si tout va et que la famille est présente bien que parfois il sera seul avec un soignant qui constatera la fin.

Mais pour qui cette perte est-elle douloureuse ? Je dirais pour ceux qui restent ….

 

Je vais tourner la page peut-être pas maintenant tout de suite mais un jour, lorsque la mort vous touche celle-ci est souvent injuste mais personne n’est à l’abri devant cette majesté immuable du cycle de la vie quand elle est cohérente alors je dirais que ces vielles personnes qui partent ont  fini leur route.

Le destin de chacun tient un rythme et une concordance, souvent la médecine fait des miracles et permet de donner du temps pour dire tout simplement adieu à l’être cher quand c’est possible…et parfois  une personne s’endort  dans son sommeil pour ne plus se réveiller cela arrive aussi. J’aimerai tout arrêter maintenant rester suspendu au temps ne plus rien ressentir ni pour les uns ni pour les autres mais il y a tout cet amour en partage qui  résistera à tous ces instants qui passent et qui vous grandissent. L’amour de l’autre il ne faut  pas l’oublier quand tout disparaît il ne reste plus que lui. Pour ceux qui soignent on dit souvent que l’on a de la compassion ou de l’empathie mais il n’en faut pas trop, l’on doit mettre une barrière pour pouvoir poursuivre nos missions auprès des gens mais comment éviter de se comparer à l’autre quand cette personne est de votre âge ?


Voilà pourquoi tous ces sentiments qui se mélangent il faut faire un tri on devrait pouvoir mais nous ne sommes pas des machines ou des ordinateurs avec un programme nous fonctionnons nous soignants par respect empathie compassion et pour finir par amour …Celui de notre métier aussi.

 

Je devrais me sentir grandie par tant d’expérience mais,  je me sens souvent plus humble face au courage et à la détermination des autres lorsque cela arrive…
je finis là je ne sais si tout est clair pour vous et si vous m’avez comprise tout s’emmêle dans ma tête mais la peur n’évite pas le danger alors je me rassure car je ne suis à l’abri de rien comme je viens de l’écrire…

 

Maria-Dolores


23/02/2018
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Rencontre et le silence des mots...Prose.

Rencontres et le silence des mots

 

De nos jours tout le monde connait et utilise internet vive google et les sites de rencontre fait pour toutes les personnes en mal d’amour, mais à notre rencontre mon futur époux et moi ne le connaissions pas et pour cause en 1995 les débuts des téléphones portables à touches et non digitales voyaient à peine le jour et leur utilisation n’était que pour les grands initiés alors internet ne chercher même pas.

Alors, je me suis inscrite dans une agence de rencontre bien connue sur Nice, il fallait payer une somme et commencer à la payer avant d’espérer que l’on vous mette en relation avec une autre personne qui correspondait  à vos critères …Enfin seul le téléphone fixe servait de moyen de vous contacter avec la personne que l’on vous présentait  et d’avoir un premier dîner galant.

 

Voilà pour l’anecdote et vous faire comprendre comment mon tendre et moi nous nous sommes rencontrés le hasard au fond mais nous l’avions sans doute provoqué. Je n’eus  qu’un seul rendez-vous que j’avais honoré de ma présence et la première fois notre toute première rencontre scella notre union d’un coup de foudre  et si cela n’existe pas pour vous alors moi je vous dis qu’il existe et pour moi il se prénomme Régis. 

 

Aujourd’hui nous sommes unis plus que jamais et les difficultés de la vie nous avons appris à les surmonter les unes après les autres nous étions au plus bas et mon époux me disait lorsqu'on est en bas on ne peut que remonter la pente, nous l’avons descendu et remonté  à chaque fois,  là cela fait trois ans que je lutte à ces côtés pour tous ses problèmes de santé…

 

Je lui ai donné deux beaux enfants qui ont maintenant bien grandi, et sont notre plus grande fierté …

 

Je ne suis pas sûre de la suite à donner à cette rencontre ces jours-ci  tout me semble difficile il me faudra tourner la page et poursuivre voilà :

Ce jour le mardi 20 février 2018 à 15 heure bien que nous n’avons pu nous rendre à cette mise en terre la sœur de mon mari vient d’enterrer son fils de 23 ans et de sa petite amie de 20 ans causé par un accident de la route ce vendredi soir passé et toutes les larmes de mon cœur n’apaiseront jamais l’immense peine de notre famille et sœur 

 

Maria -dolores

 


23/02/2018
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Ma grand mère et moi ...Prose

Ma grand-mère et moi ...

 

Elle était née sur une terre d’asile aux confins d’un pays aride où la misère était son quotidien.

Née d’une famille de douze enfants elle vient au monde c’est la treizième.

 

Elle était  l’enfant d’un amour sans nuage d’une famille recomposée, sa mère veuve élevait seule ces premiers enfants lorsqu’elle croisa le regard ténébreux d’un homme dont les racines lui interdisaient cet amour incompris, pour elle il abandonna tout ce qui représentait sa naissance, sa famille et bien plus encore un homme de cœur qui prit en charge femme et enfants qui ramenait  de quoi faire vivre toutes la maisonnée.

 

Qui était-il réellement ? Un homme tout simplement laissant parler son cœur…

Ses origines perdues aujourd’hui ou presque naissance d’un code d’honneur et sans qui de sa déraison et fort de ses convictions décida de sceller son destin à celui de cette femme.

 

La petite dernière, ma grand-mère fut prénommée Maria-Dolores, ce qui signifie «  Maria des Douleurs » j’ignore pour quel motif ce prénom mais il lui allait si bien, douce et généreuse, sa vie pourtant ne fut pas toujours rose…

 

Elle ne fréquenta l’école que six mois durant toute sa vie et su seulement à peine lire et écrire très tôt elle dû travailler, de ses doigts habiles elle fut une couturière hors pair, le tricot fut aussi son point fort, son intelligence et de maîtrise en sa dextérité tout ceci lui permit des moments de vie et de partage sa sœur ainée fut son modèle pour elle, elle l’adorait mais ce fut très jeune que celle-ci disparu et qu’elle laissa une cadette en pleurs qui retroussa ses manches bien trop tôt pour aider ses parents qui vieillissaient en ces temps bien trop vite. Quant aux autres enfants ils partirent tous très vite pour assumer leur propre existence mais les liens fraternels furent toujours présents…

 

Je découvris une grand-mère aimante qui me fit partager bien des souvenirs de sa vie son éternel regret, avoir dû quitter son pays qu’elle chérissait tant et la tombe de ses parents qu’elle ne pouvait plus fleurir…aurait-il fallu qu’elle traverse encore la méditerranée mais les souvenirs de son départ précipité de là bas la faisait trop souffrir et c’était toujours les larmes aux yeux qu’elle me contait son histoire et moi j’écoutais buvant chacun de ses mots cela lui semblait si important pour elle de pouvoir se confier ainsi bien que trop jeune pour tout comprendre mais aujourd’hui avec du recul je la comprends tout à fait..elle n’avait rien demandé à personne elle vivait sa vie paisible quant une guerre éclata les indigents très peu il faut le dire réclamait l’indépendance de ce pays territoire Français, la politique n’était pas son fort et franchement elle n’y comprenait rien seulement elle se sentie abandonnée par ce pays qu’elle chérissait et le quitter fut une déchirure car elle était née là bas il lui était inconcevable d’être obligée de partir ainsi comme çà en sauvage persécuté qu’elle fut par ces individus qu’elle ne connaissait pas et dont elle ne comprenait pas leur motivation elle faisait partie de ce peuple brimait à qui on impose sans lui donner le choix.

 

Pourtant son monde, sa jeunesse était dans ce pays, elle rencontra un homme aux yeux azurs qui la séduit, cette rencontre à ses seize ans  fit d’elle une jeune mère avant d’être femme à dix-sept ans

Un fils naquit qui goutta aux dragées des noces de ses parents. Il avait déjà trois mois ce  bébé qui devait être un jour mon père…

 

 

 

 

Je suis née un jour de septembre année 1963,

J’étais l’aînée de tous les petits enfants de part et d’autres la première mais je n’étais pas un garçon

Et pour la famille c’était important qu’il reste un nom voilà pourquoi deux ans après naissait mon frère.

 

Je fus aimée et choyée bien plus du côté de ma grand –mère paternelle, ma grand-mère maternelle avait cinq enfants ma mère étant l’aînée…

La dernière fille,  ma tante  avait quatre ans de plus que moi, nous grandîmes ensemble tous les trois non sans rivalité et jalousie…

 

De mon enfance je me souviens que je vivais heureuse et sans contrainte du moins je le pensais mais avec le recul je dû admettre que mon frère était de toutes les attentions il était toujours le premier à recevoir les vêtements, chaussures manteau même si moi j’en avais bien plus besoin que lui…Souvent on récupérait les vêtements de ma tante que l’on me faisait mettre il était rare lorsque je recevais quelque chose de neuf mais cela me semblait naturel et je n’en prenais pas ombrage avec le temps et l’âge je me rend compte que tout cela n’était pas normal .

Pourtant  à mes huit ans je reçu un vélo tout neuf qui fit bien des jaloux je m’étais entraînée sur un vieux vélo de ma tante dont la chaîne sautait tout le temps mais je ne fus pas découragée…

Et voilà mon avenir était tracé il me fallait trouver un homme qui m’entretiendrait mais je n’étais pas de cette avis aussi je fis des études mais malheureusement la vie se chargea de me rattraper.

Et l’amour aussi …qui arriva bien trop tôt …à 17 ans…je me mariais…

 

Je réussis à poursuivre un peu mes études et j’eus la chance de passer mon diplôme d’aide-soignante le CAFAS certificat aux fonctions d’aide-soignante et mon permis de conduire en 1983…

Trois ans après cette union je mis au monde ma fille ce fut une joie pour tout le monde assurément mais malheureusement je tombais malade je fis une dépression post-partum  et une septicémie je fus sauvée de justesse mais j’avais passé 6 mois d’hospitalisation en psychiatrie mais de ce passage je n’ai pas de souvenirs seul ce que me contaient mes proches ; ma petite fille eut la chance que sa grand-mère ma mère s’en occupa car le papa ne compris pas grand-chose à ce qui m’arrivait bien trop jeune aussi pour prendre possession de ses obligations de père alors mes parents l’aidèrent

Du moins je l’avais cru …deux ans après naissait mon fils …sans soucis.

Deuxième dépression après un régime  pour maigrir  deux mois de psychiatrie et je m’en sors encore…

Dix ans de mariage et un divorce deux enfants de cette première union, âgés de six et neuf ans me trouvant seule  je me mis en quête de trouver un compagnon ma famille me conseillère de trouver un homme avec une bonne situation mais ce n’était pas ma priorité…

 

Maria-Dolores


21/02/2018
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Du Sud au nord....prose...

                         Du Sud au Nord…
 
Début août deux mille cinq les vacances. 
Les préparatifs pour le nord, destination Calais. 
Pour la toute première fois, moi l'azuréenne j'allais traverser la France du sud au nord. 
Découvrir les lieux où mon époux avait grandi, mille cinq cents kilomètres à parcourir en camping-car,
le petit dernier n'avait même pas trois ans... 
 
C'est mon homme qui avait pris le volant sur les routes nationales afin de profiter du paysage, nous roulions ; 
Au fur et à mesure de notre destination les toiles arides se transposaient à des couleurs verdoyantes et fleuries,
la nature elle-même nous accueillait. 
 
Près de trois jours de trajet et des aires de repos nécessaires de quelques heures, 
le berger allemand, les enfants et nous-mêmes avions besoin de nous détendre hors de ce lieu de transport clos, 
nous étions nullement pressés, trois semaines de dilettante. 
 
Enfin nous étions proches et voilà la route menant à Calais, 
des trombes d'eau déferlaient sur la région à ne plus rien voir de la route. 
Quel accueil du Nord ! 
C'était pour moi la surprise une telle quantité de pluie diluvienne en si peu de temps... 
 
Puis l'accalmie revint, ce fut la découverte de la ville ; la mairie ressemblait à une Cathédrale aux magnifiques sculptures, 
c'est ce que je crue lors de son apparition mais, mon époux me l'expliqua. 
Il retrouva les lieux de son enfance, son école, son quartier, il me racontait quelques anecdotes de sa vie 
qui lui revenaient en mémoire... Les tours pendables qu'il faisait à son entourage mais, jamais prémédités. 
 
L'heure du repas sonnait et c'est de moules frites que nous nous régalâmes au restaurant le plus proche. 
Nous reprîmes la route en direction de la plage de Calais, du sable à perte de vu et l'océan aussi bleu que la méditerranée, 
mais cette journée était fraîche, pas question de nous baigner, c'est que la sudiste est frileuse et malgré la période estivale
je n'avais pas vraiment chaud chez les Chtis. 
 
Je découvris un endroit sublime, les dunes ressemblant aux côtes anglaises ; 
Une étendue sablée où quelques herbes grasses se balançaient au gré de l'air marin. 
Le ciel chargé de nuages parsemés lui donnait une étrange sensation de plénitude et 
de tranquillité à ce paysage surprenant, même les maisons semblaient différentes et respiraient la quiétude du lieu... 
 
Mais ce voyage à la source avait un but, celui de se recueillir sur la tombe des parents de mon tendre époux, 
depuis des années il n'avait pu les visiter, un pèlerinage sur ses racines perdues versant des larmes contenues. 
Afin de montrer à ses enfants et moi-même, l'univers d'où il venait... 
C'était primordial et ce chemin parcouru lui était vital comme un puits auquel on goûte la félicité dont-on s'abreuve. 
Un point de résolu, pour lui. 
 
En dernier lieu ces moments agréables passés sur un petit camping 
où nous avions pris location dont les échanges étaient de convivialités plaisantes 
avec les autres vacanciers étonnés qu'une plaque minéralogique du Sud se soit perdue vers le Nord. 
 
Mais grâce à notre guide Chti nous ne l'étions nullement…
 
                                                                                                  Fin 
 
                                                                                           Maria-Dolores

15/02/2018
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Mémoire pour Nice...Une minute...Sonnet irrégulier.

J'habite près de Nice.

le soir du 14 juillet

 

Je vais bien ainsi que toute ma famille

 

malgré la peine qui me tenaille face à cette tragédie

je suis touchée dans mon âme et mon cœur,
car c'est ma ville et ma patrie,

je vais attendre un peu que les larmes sèchent...
C'est mon fils de 18 ans qui nous a prévenu car lui était la bas ...mais il va bien.

 

Hier soir nous n'avons pu nous rendre à la fête

car la voiture n'est pas très sûre je dois la faire réparer

sinon nous y serions tous rendus...

 

 

Une minute

 

Je n’ai plus le mordant de crier : «quelle horreur !»

Mais plutôt de me taire et garder le silence

À midi, dans le monde, un moment d’élégance

La minute arrêtée, une pensée en pleur.

 

Quand la larme a coulé, chacun tient la bougie

Vers ceux qui sont partis et ne reviendront plus,

D’une nuit de tourment aux conflits absolus

Nous veillons pour mémoire à cette hémorragie ;

 

Comme il nous faut combattre en menottant la peur,

Soyons tous conscients que la nuit est pâleur !

Unissons-nous, dès lors, pour traquer la folie

 

Meurtrière car ceux qui tuent au nom de Dieu

N’ont plus droit de cité. Hum! tristesse anoblie,

J’ai la verve, aujourd’hui, pour dire un mot d’adieu.

 

Maria-Dolores

 

 


15/07/2016
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