POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

POEME DE MARIDO, FORMES VARIEES

le carillon


Poétiquement ...Forme le Carillon...Création personnelle sur photofiltre Studio.

 

 

 

Poétiquement

 

J’ai si peu voyagé tout au long de ma vie

Que chagrine souvent l’espoir d’un grand secret.

Me faut-il à jamais redoubler d’un regret ?

Il ne me reste plus le parfum d’une envie.

 

Le détour d’un destin qui se tient en retrait,

Est ainsi qu’une muse éternelle survie

Pour finir par défi dans un souffle distrait,

Le parcours que l’on suit trouble son énergie.

 

Quand Érato murmure un chant de poésie

Le poète est le prince en sa plume d’un trait,

Nul ne sait le silence où s’émeut son portrait

Or le ciel trop morose éclipse une amnésie.

 

On dépeint sur la toile en douce passion,

Un amour que l’on trace avec compassion,

Qui souvent se devine à l’odeur d’une rose.

 

Mais la saison se fane en retenant l’hiver

Qui toujours sera triste où ce froid recouvert

D’une douce blancheur en neige virtuose.

 

Quand l’écrit du roseau se résout à prier

La sève du désir que verse l’encrier

Comme écrin d’un émoi dans nos cœurs en osmose.

 

Maria-Dolores

Formule ; ABBA CACA DCCD EEF GGF HHF

 


09/11/2018
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L'étoile en ma croix...forme le Carillon...Création personnelle sur Photofiltre

 

 

 

 

 

L’étoile en ma croix.

 

Lorsque je me retourne encor vers ce passé,

Tu n’as que trop grandi ma chair. Oh ! Belle fille,

Cette enfant que tu fus, sous mon regard plissé

Qui ramène à mon âme une lueur qui brille,

 

Ces moments de bonheur où je veillais ta vie,

Un de ces matins clairs me touchant puis fixé

Fort de mon souvenir comme un chemin tracé

Au fond c’est la saga, mon âme épanouie,

 

Tu fus dans la nuit noire une étoile un espoir,

Ce rayon scintillant maintenant mon envie,

Enfin vivre en ton cœur, comme éclat d’un miroir,

Que ne fut ma tendresse en cette heure assouvie ?

 

En ton grand cri perçant je hurle à ce désordre.

À tant me condamner puis de nouveau te perdre,

Cap de mon profond for est aux vents de ton choix.

 

Traînant tout ce fardeau de liberté tu croîs,

De mon être éperdu, je ne suis que misère,

L’oubli n’est qu’une chose et de l’amour ma croix.

 

Quand l’étoile en tes yeux brillera telle mère,

N’inspirant qu’envers moi, rien qu’un souffle à la mer ;

Te souviendras-tu «Lud»  de mon malheur amer ?

 

Maria-Dolores

 

 

Formule 10 ; (ABAB) (CAAC) (DCDC) (EEG) (GFG) (FHH)

 


02/11/2018
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Des jours et des nuits...Forme le Carillon ...Création personnelle Photofiltre Studio.

 

 

Des jours et des nuits

 

Quand fléchit l’horizon nul ne détient l’osmose,

En rites ancestraux l’automne est de saison

Mais la pluie est lassante en déluge oraison,

Donc nul ne suit l’ivresse en ce monde qui n’ose.

 

Quand l’ombre bien réelle offre encore sa chaleur,

Sous la lune endormie où s’éveille la rose,

Mes yeux demeurés clos recherchent sa couleur,

Ma belle âme illusoire envoûte chaque cause.

 

Mais le ciel apprécie une odeur amoureuse

Qui flatte la narine en ce jour de pâleur.

Le soleil est de mise. Oh ! Douceur généreuse,

Souvent je sors avec mon grand élu de cœur.

 

Le temps lentement passe et laisse ma paresse,

Le Dieu Ra le matin sous un ciel bleu caresse

La fraîcheur de l’aurore au chemin langoureux,

 

Mais quand tombe la nuit revient une souffrance

Qui se mêle à nos peurs dans un cri douloureux,

Il me faut à l’esprit garder toute espérance.

 

Il est bon de penser que l’instant peu clément

Laisse au temps la raison de voir l’indifférence,

Dont le destin fuira son sort fidèlement.

 

Maria-Dolores

 


28/10/2018
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Que n'est en septembre forme le carillon.

 

 

 

Que n'est en septembre.jpg
 

 

 

Que n’est en septembre… !

 

À l’automne sans nul bruit

S’écoule à la rivière en plein septembre,

La feuille élégante et luit

D’une nouvelle éclaircie en cet ambre

 

Du chêne, une majesté toute nue,

Septembre où l’été s’enfuit,

Que ne pleure et ne détruit,

La saison, autre oraison advenue,

 

Fée émergeant en ce bois,

Elle est fille en sa couleur retenue.

Rosée au chant d’un hautbois

Dans son ombre éparse elle s’atténue,

 

L’ivresse où goutte une perle,

Septembre nait d’une terre à l’odeur,

Et d’une vie alanguie au seul cœur.

 

Ô ! Fée éclaire et déferle,

La magie égarée en ces vains lieux,

Que dépeint l’ocre aux contours précieux

 

Fait fi que septembre emperle

D’une saison comme un sort éternel,

N’oubliant pas que l’automne est charnel.

 

Maria-Dolores

 

 


10/03/2013
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Est-ce toujours ?...Forme le carillon...

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Est-ce toujours ?

 

(Carillon forme fixe, il se compose de 3 quatrains et 3 tercets ;  soit 21 vers et en alexandrins)

 

C’est parfois un sort triste ou bien l’apologie*,

Ce désir ou ce cri sous la nuit qui se meurt

Quand d’une aurore appelle un fruit comme un malheur,

Court sans concession d’une cacologie*,

 

Si de l’ardeur transite en puissant relaxant*

Tel consume au feu vif la cire de bougie,

D'où luit une flammée au son concupiscent*.

Il se peut qu’il sursoie, étrange léthargie*,

 

Ou se livre une fuite en une raison veule* ;

Muselant le courroux de ce vers fracassant,

Mais dont chacun réclame un brin s’alanguissant.

Insinuant d’une envie sous l’oraison seule,

 

Si je vous le soumets de ce seul mot ; l’amour.

Qu’il susurre ou rugit, souvent sur ton glamour,

L’union d’un bonheur ou de pleurs, tel symbole

 

D’une dérision ou d’un mauvais humour,

Puisqu’invoque aussi sûr, une vraie parabole*

L’inconscient désir d’être aimé, d’un beau jour.

 

Pour peu que chacun laisse un courant et s’envole

Accrochant à tous cœurs la passion autour,

Submergeant sa douceur en vive flammerole*.

 

Maria-Dolores

 

 

 

Formule : 16 ; (ABBA) (CACA) (DCCD) (EEF) (GFG) (HGH)

 

 

 

*Définitions;  des mots:

*L’apologie: éloge ou justification de quelque chose ou de quelqu’un présentés dans un écrit ou un discours.

Concupiscent : qui éprouve de la concupiscence ; attrait naturel vers les biens matériels, terrestres et en particulier un penchant aux plaisirs sensuels.

*La cacologie: locution ou construction jugées défectueuses

Relaxant ; ici il faut prendre ce terme comme un excitant.

*La léthargie: état de torpeur, d’apathie et d’extrême affaiblissement.

*Veule: qui manque d’énergie, de volonté et de courage, qui est faible voir lâche.

*Parabole : récit allégorique {(allégorie ; qui relève de la métaphore image, tableau)} de comparaison.

*Flammerole : feu follet.


12/09/2016
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